SAMEDI 30 MAI 14H
GRAND ENTRETIEN & WORK IN PROGRESS/PERFORMANCE
DANS LE CADRE DE L’UNIVERSITÉ POPULAIRE DE CAEN
AUDITORIUM DU MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE CAEN

Château de Caen (entrée par le café Mancel) 14000 CAEN
Informations : 0643456684 / 0664201971

« Rencontre-échange » avec Karine Saporta et Alexandra Destais autour du texte inédit sur la danse de Valentine de Saint-Point (1875-1953), La Métachorie (1913). Suivie d’un extrait du nouveau spectacle chorégraphique de Karine Saporta.

« VALENTINE… LA BELLE ÉPOQUE »
KARINE SAPORTA
WORK IN PROGRESS/PERFORMANCE
AVEC MARIE-AGNÈS GILLOT, LOU GIRARD ET VALENTIN MOREL

Créée dans le cadre des Journées du Matrimoine, cette performance de la chorégraphe Karine Saporta fait suite à la parution du livre « Valentine de Saint-Point – L’ardeur ou la conquête » d’Alexandra Destais et Claire Tencin aux Éditions Ardemment. Ce livre rend hommage à une figure emblématique de la Belle époque à laquelle il apparaît aujourd’hui urgent de redonner sa juste place dans l’Histoire. Chorégraphe, écrivaine, journaliste… la célébrité de Valentine de Saint-Point dans le Paris des années folles surpassait celle de ses contemporaines Isadora Duncan ou Loïe Fuller. Des salons parisiens et mouvements littéraires et artistiques de la Belle Époque dont elle est l’icône au militantisme politique et social de ses premières années cairotes, la vie et l’œuvre de Valentine de Saint-Point témoignent d’un singulier itinéraire, de l’Occident à l’Orient.
Ses textes sont empreints d’une radicalité totalement originale et anticonformiste vis-à-vis des courants intellectuels d’avant-garde de l’époque. Ses manifestes de la Femme futuriste (25 mars 1912), Manifeste Futuriste de la Luxure(11 janvier 1913) font d’elle le pendant féminin de Nietzsche. Tandis que « La double personnalité de Rodin », « Le théâtre de la femme » et « la Métachorie » révèlent une critique d’art visionnaire. Certains considèrent que Valentine de Saint-Point est à l’origine de la notion de performance.
Elle organisa des spectacles de ballets au Metropolitan Opera de New-York avant de s’installer au Caire en 1924, alors qu’elle s’était déjà convertie à l’islam sous le nom de Raouhya Nour-el Dine.
À sa manière délicieusement malicieuse, Karine Saporta rend donc hommage à « La muse pourpre », comme la surnommait le poète Gabriele D’Annunzio. Elle met également en scène les célébrités du monde artistique de l’époque : Rodin, Ravel, Satie… appartenant au cercle de cette icône des salons parisiens de la belle époque.

 

 

ALEXANDRE DESTAIS

Docteure en littérature, experte sur les questions d’égalité femmes-hommes et conférencière, Alexandra Destais est l’autrice d’une thèse sur l’érographie féminine au XXème siècle qui a rejoint les archives Jean Paulhan à l’IMEC. Fruit de cette thèse, son essai Eros au féminin a été publié en 2014 aux éditions Klincksieck. Elle est chercheuse associée à l’Université de Caen (LASLAR) et anime le séminaire « Histoire des femmes » (antérieurement « Femmes et Société ») à l’Université populaire de Caen depuis 2007. Elle intervient aussi pour des universités libres et inter-âges ainsi que pour des structures culturelles dont Les Franciscaines à Deauville. Son approche consiste à accompagner ses interventions de lectures théâtralisées avec la complicité d’artistes comédiens afin de rendre vivant le propos et de mettre en scène les savoirs.

 

 

KARINE SAPORTA

Aujourd’hui considérée comme l’une des figures majeures de la danse contemporaine française, c’est au Centre Chorégraphique National de Caen/Normandie qu’elle dirige pendant seize ans, à la Bibliothèque nationale de France et actuellement, au sein de KASA Les Maisons Karine Saporta, que la chorégraphe développe progressivement sa démarche. Une démarche, en quête d’innovation permanente, qui entretient des liens très étroits avec le monde des arts plastiques et de la philosophie. L’artiste poursuit également une brillante carrière de photographe. Son style flamboyant, empreint d’un baroque contemporain, bouscule les codes de la scène en mêlant corps, images et textes. À travers ses spectacles programmés dans le monde entier, elle s’impose comme une créatrice visionnaire dont l’œuvre totale marque durablement l’histoire du spectacle vivant.

 

 

MARIE-AGNÈS GILLOT

L’étoile MARIE-AGNES GILLOT, personnalité à nulle autre pareille, incontournable dans le monde de l’art et des médias, Marie-Agnès Gillot est nommée étoile de l’Opera de Paris le 18 mars 2004, à la suite de la représentation de « Signes » de Carolyn Carlson. Elle doit à un irrésistible charisme de devenir l’égérie des chorégraphes contemporains et des milieux de la mode. En 2011 elle devient l’égérie des marques Repetto, Hermès et Chanel. Karine Saporta commence à travailler avec Marie-Agnès Gillot dans le cadre de sa série photographique « Rédemptions » où la chorégraphe / photographe met en scène la danseuse. Cette rencontre prolonge l’histoire d’une interprète hors norme. Après ses adieux à l’Opéra en 2018, Marie-Agnès Gillot a continué d’explorer de nouveaux horizons, de la chorégraphie aux plateaux de télévision, affirmant son statut d’icône culturelle résolument libre. Une artiste totale et magnétique, qui ne cesse de réinventer les frontières de la création contemporaine.

 

 

VALENTIN MOREL

Après des études de cinéma à  l’ESRA Paris et Bruxelles, Valentin Morel mène une carrière derrière la caméra. Il travaille entre autres réalisateurs avec Jean-Pierre Bacri. Il co-ecrit avec son père François Morel, deux ouvrages : « Le dictionnaire amoureux de l’inutile » en 2020 et « La dictionnaire amoureux de l’amitié » en 2024. Ces lectures tournent actuellement dans le monde entier. Il est également assistant à la mise en scène sur « Art » de Yasmina Raza et « J’avais ma petite robe à fleurs » de Valérie Lévy où il est en scène caméra à la main avec Alice de Lencquesaing. Il prépare actuellement pour le Festival d’Avignon off le seule en scène de Clémence de Rochefort autour de son père : Jean Rochefort. Karine Saporta découvre Valentin Morel lorsqu’elle réalise sa série photographique « L’immortalité ». Dans cette série, Karine Saporta photographie Valentin avec son père le comédien François Morel. Elle a immédiatement l’idée de faire jouer au fils de François Morel le personnage de Rodin dans sa nouvelle création : « Valentine… la Belle époque ».

 

 

LOU GIRARD

Lou Girard fait partie de la compagnie de Karine Saporta depuis 2023. Cette danseuse contemporaine professionnelle débute sa formation au Conservatoire à Rayonnement Régional de Rouen, où elle obtient le Diplôme d’Études Chorégraphiques (DEC) en danse contemporaine.
Avec la volonté d’approfondir sa technique et sa créativité, elle intègre en 2017 le Ballet Junior Elephant in the Black Box, dirigé par Jean-Philippe Dury, dans lequel elle dansera jusqu’en 2023 Durant ces années de formation et d’expérience scénique, elle participe à de nombreuses reprises chorégraphiques de la compagnie Elephant in the black box. Mais aussi pour des spectacles en collaboration avec des chorégraphes invités tels que Jill Crovisier, Benjamin Lamarche et Claude Brumachon ou encore Craig Dawson…

 

 

 

AUDITORIUM DU MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE CAEN
Château de Caen (entrée par le café Mancel) 14000 CAEN