Description du projet

Création 1996

 

« Le Spectre ou les Manèges du Ciel » et « La Pâleur du Ciel »

 

 

Créée dans le cadre exceptionnel du Xème anniversaire du Musée d’Orsay, « La pâleur du Ciel » est une re-création de la pièce intitulée « Le spectre ou les manèges du ciel » qui avait été créée pour le Festival Montpellier Danse 95.

Cette création mêle la danse à l’univers de la peinture pour créer une toile vivante en hommage aux oeuvres de la collection du Musée d’Orsay.

Travailler un tableau… chorégraphique,

Ré-créer une toile…

Une toile vivante où, à la paleur des cieux, fusionnent les corps des danseurs

Une toile où l’aube brusquement se change en crépuscule où la vie frémit sous les caresses de la lumière.

Un temps suspendu ou dans leurs crinolines les danseurs deviennent ailés. Dans une céleste poétique et dans le bruissement de leurs tutus longs oubliés, leurs corps se délieront.

 » La pâleur du ciel  » … révélant la substance chimérique de la peinture et de la danse entremêlés

C’est dans le Paris de la première moitié du XIXème siècle, à l’apogée du romantisme, que Karine Saporta a choisi de faire évoluer ses personnages revisitant les années marquées par « le mal du siècle » et la naissance du ballet romantique.

Le romantisme, cette formidable expansion de l’âme à l’univers tout entier, le choc du monde des vivants au monde des ténèbres avec son cortège de personnages merveilleux, désincarnés ou tragiques, trouve dans la danse sa représentation la plus fidèle.

Ce sont les oeuvres de Frédéric Chopin les plus frémissantes de sensibilité souvent réorchestrées qui constituent la trame musicale du spectacle.

Extraits de presse au sujet du spectacle :

 » A son tour, Karine Saporta, celle qu’on attendait le moins propose sa vision du ballet romantique. Son habileté est de ne pas avoir choisi une oeuvre précise mais de déchiffrer la globalité d’une imagerie que l’on trouve dans la sylphide, Gisèle ou le lac des cygnes. c’est superbe. La reconstruction de l’univers romantique est un véritable chef-d’œuvre d’intelligence et d’émotion… » D . Frétard – Le Monde

« Il en résulte une pièce magique qui charme par la multitude de ses points de vue… Une étape charnière dans le parcours de la chorégraphe… » – M.C. Vernay – Libération

« … Détournant la technique classique, Saporta pénètre dans l’univers du ballet du siècle dernier, baignant l’oeuvre dans une lumière languide et crépusculaire, levant le voile par instants sur la condition humaine de la ballerine, l’approche sociale en même temps que la vision artistique. Usant de cette danse au miroir que prisait l’époque, elle entraîne dans le vertige de l’illusion, avant de ramener à la réalité. Sans jamais céder à la dérision, elle signe l’une des plus belles, des plus délicates, des plus sensibles de ses pièces… » –  J.C Dienis – Danser

 » Le voyage initié par la chorégraphe n’est pas de ceux que l’on raconte. Pas tout de suite en tout cas. Trop de choses à voir et à entendre. Restent quelques images, des moments de grâces acidulés que Saporta à la magie de faire naître comme celui ou deux danseurs se mêlent dans une gémellité troublante tandis que deux danseuses à l’arrosoir nourrissent d’un peu d’eau la mémoire des morts… » – Ouest France

« On retrouve dans un mouchoir de poche, l’imagerie du ballet romantique (Gisèle…) montré le plus souvent avec ironie, mais aussi avec amour. C’est superbe, intelligent, plein d’émotion et de drôlerie, débordant d’énergie… » –  P.Nicolle – Liberté de Normandie

« Karine Saporta excelle ici dans la création de tableaux vivants, sorte d’art total où le geste, l’image et la musique s’unissent par la grâce… » –  Ouest France

 » Avec les manèges du ciel, Saporta nous emporte dans un double mouvement de ravissement et d’intelligence. Un ravissement magnifique ou l’on se laisse glisser à corps perdu comme les trois danseuses en tutu longs qui au premier instant du spectacle, dans un cri étouffé, un geste de faible résistance, sont prises dans les voiles blancs de fantômes qui les font disparaître au travers de la salle » – A. Seigner – Telex Danse

 

La pâleur du ciel intègre les reproductions des œuvres du Musée d’Orsay suivantes:

 

Le Foyer de la Danse – Danseuses bleues – l’orchestre de l’Opéra – La classe de danse – danseuses montant un escalier – jeune danseuses de Edgar Degas• Le parc à moutons, clair de lune – Le printemps de Jean François Millet • La source – la mer orageuse – l’atelier du peintre de Gustave Courbet • Madame Pascat de Léon Bonnat • La naissance de vénus – la comtesse de Keller de Alexandre Cabanel • Lisières de bois, cerisiers en automne de Charles Le Roux • Orphée de Francois Claude Français • Nocturne au parc royal de Bruxelles de William Degouves de Nuncques

Des textes de la période romantique sont dits sur scène par les danseurs, ils sont extraits de :

Harmonies poétique et religieuse de Lamartine -Écrits sur la danse de Théophile Gautier -Le pont de Victor Hugo -le Sénancour d’Oberman Le fantôme de l’opéra de Gaston Leroux

Une production du Centre chorégraphique National de Caen / Basse-Normandie.Co-production: L’Ensemble /Orchestre Régional de Basse-Normandie – Musée d’Orsay/Paris – Festival Montpellier Danse – Théâtre de Caen – Théâtre de Cherbourg / Scène Nationale

Ce spectacle a été créé « comme une miniature » pour être régulièrement transformé en fonction des espaces dans lesquels il est présenté. Il peut être donné avec ou sans décor sur une scène ou dans un espace ouvert…

 

Pour découvrir la vidéo de ce spectacle sur la plateforme Numéridanse, veuillez suivre le lien suivant:

www.numeridanse.tv/videotheque-danse/le-spectre-ou-la-paleur-du-ciel-extraits

 

 

 

Une interview de Karine Saporta:

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Film: PAROLES DE DANSES – Portrait de la chorégraphe Karine SAPORTA – « La pâleur du ciel » from INJAM PRODUCTION on Vimeo.

 

 

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(Le Spectre) ou les Manèges du Ciel

Cette création a pour thème le romantisme,les romantismes…Les romantismes du 19ème siècle.Romantismes littéraires, musicaux, chorégraphiques… Rapports à la nature à l’âme. A l’exaltation des sens et des sentiments…A dieu…Phtisies, pâleurs… étreintes, promenade, set, divagations. Et la danse aux corps transparents, aux joues creusées de mauve, aux blancheurs pastellisées, aux dessins bleutés d’aurores féeriques… La danse des romantismes. L’âme romantique de cette danse-là… m’intrigue.
Karine Saporta /juin 95

Le thème


Le romantisme, cette formidable expansion de l’âme à l’univers tout entier, le choc du monde des vivants au monde des ténèbres avec son cortège de personnages merveilleux, désincarnés ou tragiques, trouve dans la danse sa représentation la plus fidèle. En effet, plus que dans tout autre lieu, c’est peut-être a l’Opéra de Paris que le vent du Romantisme a soufflé avec le plus de force, façonnant définitivement l’art lyrique et le ballet dans les formes que nous leur connaissons aujourd’hui. Par la suite, les formes pourtant si délicates du ballet romantique se révéleront à ce point inaltérables, que les chorégraphes du XXème siècle, plutôt que de parier sur une évolution du ballet dit « classique », préféreront inventer une nouvelle danse. Karine Saporta n’a pas peu contribué à l’élaboration incessante de cette dernière,… et c’est pourtant aux surprenantes noces du ballet blanc et de la danse contemporaine qu’elle vous invite aujourd’hui à prendre part.

La musique

Ce sont bien entendu les œuvres les plus frémissantes de sensibilité de ce compositeur sublime qui constituent la trame musicale du spectacle. Ces œuvres sont le plus souvent réorchestrées pour être interprétées par une formation de douze cordes et un piano. Ce travail de réécriture a permis à Karine Saporta et à Dominique Debart, directeur de l’Orchestre Régional de Basse-Normandie, de poursuivre la collaboration novatrice commencée avec succès à l’occasion de la création d’un précédent spectacle : La Princesse de Milan, en 1991.

 

 

 

Ce spectacle est la version originelle dont est tiré « La pâleur du Ciel ». Ces 2 versions sont identiques sur le plan du contenu et du propos mais diffèrent sur le plan de la scénographie et du nombre d’interprètes. Ce spectacle peut s’adapter à différentes tailles de plateau . Sur les petites scènes, il est préférable de présenter « la pâleur du ciel ». Le spectacle peut être donné avec musique enregistrée mais peut également être présenté avec orchestre (formation de 12 musiciens sous la direction de Dominique Debart)

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« LA PÂLEUR DU CIEL »

du 2 au 15 août 2019 

Un évènement : LE DANSOIR KARINE SAPORTA métamorphosé en OPÉRA

 

Le DANSOIR se métamorphose en OPÉRA pour la présentation du spectacle de Karine Saporta « La pâleur du ciel ». La reprise de ce spectacle créé au Centre Chorégraphique National de Caen avec la compagnie rassemblée autour d’elle par la chorégraphe (dont Alban Richard, actuel directeur du CCN) est en soi un événement. La métamorphose du DANSOIR actuellement installé à OUISTREHAM en Théâtre d’Opéra façon 19ème siècle en est un autre.

Avec ce magnifique spectacle sur les coulisses de l’Opéra de Paris au 19eme siècle : l’on visite avec bonheur comme si l’on y était les foyers, les studios de danse, les loges de la grande maison. C’était le temps où les bourgeois venaient s’encanailler sur canapés de velours rouge et où les poètes comme Théophile Gautier se plaisaient à écrire des ballets

Le spectacle se déroule tel un rêve où petits et grands pénètrent avec le plus grand ravissement. Dès l’ouverture du rideau, l’évocation du fantôme de l’Opéra contribue à créer un délicieux climat de mystère. Apparaissant et disparaissant dans des effets de lumière stroboscopiques, c’est lui qui mènera la danse tout au long de la représentation faisant fuir et virevolter en tous sens les mousseux tutus de ces demoiselles du corps de ballet. C’est drôle et rappelle la fantasmagorie de certains spectacles de l’époque. L’humour décoiffant de certaines scènes du spectacle alternant avec la grâce extrême des très beaux duos trios ou quatuors comme sait en créer Karine Saporta font de « La pâleur du ciel » un véritable bijou de facture parfaitement contemporaine.

Tiré du « Le spectre où les manèges du ciel », « La pâleur du ciel » a fait l’objet d’une commande du musée d’Orsay à Paris. Il a depuis tourné dans le monde entier après une double reprise à Caen au Musée des Beaux-Arts ainsi qu’au Théâtre.

Informations Pratiques

Représentations “La Pâleur du ciel” :

Mercredi – 14 août 20h30

Jeudi – 15 août 20h30

Vendredi – 2 & 9 août 20h30

Samedi – 3 & 10 août 20h30

Dimanche – 4 & 11 août 16h

 

La Pâleur du Ciel

Conception, mise en scène et chorégraphie : Karine Saporta

Danseurs de la reprise 2019 : Cindie Cantet, Arnaud Chapus,  Teodora Fornari, Satya Paspuel, Théo Pendle, Emmy Saumet.

Musique: Les Préludes de Chopin
Transcription et création musicale d’Alain Mabit, interprétés par l’Orchestre de Normandie