Description du projet

Création 1990

La poudre des Anges

1990 – Réalisatrice : Saporta, Karine

Une production Centre Chorégraphique National de Caen/Basse-Normandie en coproduction avec Festival d’Eté de Seine-Maritime, Maison de la Danse de Lyon, Théâtre de la Ville, Fondation Cointreau pour la Création Contemporaine, Centre de Développement Culturel Cherbourg, Musica Strasbourg.

 

SIMULACRES

 

Leurs corps ont surgi de la nuit de tous les doutes.

Masculin / Féminin?

Trop plein / Vide extrême.

 

Dans le bar des simulacres.

Dans le cirque des nuits infinies : les acrobates exhibent leurs corps délinquants.

Les êtres de nuit parfois, n’ont plus le corps intègre.

La métamorphose du corps redonne un sens aux existences malades de leurs limites.

C’est de la “chose nocturne” sûrement que vibrera cette œuvre.

Pris dans un plissé ancien, entre strates géologiques et tentures intèrieures,

un très étonnant cabaret est installé sur scène.

 

Monté sur un plateau tournant, comme un manège, avec ses sièges dorés à têtes de bêtes scupltées, il tourne.

 

Une enfant squelettique, perdue dans le pays nocturne, … tourne aussi.

De l’autre côté du bar, une femme opulente, à la chair poudrée, répète de longs textes cassés de William S. BURROUGHS.

Le serveur, lui, est nain.

La danseuse a la peau noire. Elle est belle.

Elle ondule. Elle ondule.

 

Karine Saporta

 

Extraits de presse au sujet du spectacle :

 

“Une Lola Montès du Far West : Dans “La Poudre des Anges”, Karine Saporta rêve d’une femme-enfant. (…) La Poudre des Anges opère comme un sortilège qui ferait revivre le passé… ” – Dominique Frétard – Le Monde

 

“…La Poudre des Anges tient véritablement les spectateurs sous le charme… Saporta se livre à de fascinantes variations sur le strip-tease, le cirque.” – Simone Dupuis – L’Express

 

“Saporta semble observer les choses avec la curiosité avide de l’enfant, avec le ravissement de l’entomologiste penché sur des créatures étranges.” – Raphaël de Gubernatis – Le Nouvel Observateur

 

“Plus séductrice et destructrice que jamais, Karine Saporta met en marche son manège de fantasmes, justement sur un plateau tournant. Deux murs semi-circulaires coulissent pour masquer ou découvrir un salon, un bar. Ils sont les instruments d’un magnifique travail sur l’image et excitent le désir par la frustration.” – Danser

 

“On en prend plein les yeux de cette “Poudre des Anges”… Mouvements convulsifs, courses haletantes, torsions du corps en serpent, fascinent de leurs lignes contournées. Éblouissant !”. – B. Bonis – Danser