COLLECTION PRIVÉE D.M.
» 100% FEMMES
CARTOGRAPHIE DES REGARDS «
Ninar Esber
Zanele Muholi
Alymamah Rashed
Karine Saporta
Zhang Wenjue
Exposition du 23 avril au 31 mai 2026
La collection privée D.M contient des œuvres contemporaines dont une trentaine de toiles de Robert Combas, des photographies des plus grands photographes actuels du monde entier, des étoffes précieuses du 15ème et 16ème sicles et des plaques émaillées du début du 20ème siècle.
Nous sommes particulièrement heureux de poursuivre notre collaboration après l’imense succès remporté en janvier-février 2026 des deux expositions à Caen dans l’Eglise Vieux Saint-Sauveur.
Gate of Disobedience (La porte de la désobéissance), est inspirée de la porte d’Ishtar (586 avant J.C.), une des huit portes de Babylone érigée en l’honneur de la déesse assyrienne. Elle était déesse de la vie et de la mort, mais aussi de l’harmonie féminine/masculine.
Ninar ESBER – « Les Interdits »

Née en 1971 à Beyrouth, vit et travaille à Paris et Beyrouth. Elle quitte le Liban en 1986 Artiste et écrivain, elle est diplômée de l’École nationale supérieure d’arts, Paris-Cergy (1995-2000).
La mise en scène de son propre corps dans des performances, mais aussi dans des vidéos ou des photographies, exacerbe l’absurdité, l’hypocrisie, la violence et l’injustice subies par le sexe féminin… ».
Au British Museum (Londres), elle égrène les 99 noms du Délicieux. L’artiste s’explique : « Pour exprimer l’état amoureux ou le nom de Dieu, la littérature arabe utilise une quantité importante de mots pour une même signification. Ainsi, il existe 99 manières de dire et d’écrire le nom de Dieu. Dans 99 noms du Délicieux, je reprends les 43 noms du sexe féminin qui existent dans la littérature érotique arabe des XVIe et XVIIe siècles et je les complète avec des mots de mon choix. »
Zanele MUHOLI – « Joburg, ma communauté »

Zanele Muholi, mondialement connue, est aujourd’hui une icône. Née à Umlazi, à Durban (Afrique du Sud), en 1972, l’artiste utilise la photographie comme une impulsion, comme un acte de militantisme qui alerte et dénonce. Son travail vise à donner une visibilité à une communauté lesbienne marginalisée, souvent confrontée à la violence. En 2006, elle entame ainsi la série Faces & Phases. Elle explique : face à tous les défis auxquels notre communauté est confrontée au quotidien, j’ai choisi de me lancer dans l’activisme visuel pour assurer la visibilité de la communauté homosexuelle noire.(… ) Faces (visages) exprime l’idée de la personne et Phases (étapes) raconte son parcours.Les œuvres exposées, pleinement esthétiques, débordent de sensibilité et d’intimité. Le regard fier, l’attitude désintéressée, les femmes posent devant l’objectif. Encouragée par la photographe, chacune se présente comme un sujet à part entière, avec son existence, sa personnalité et sa spiritualité. Un ensemble réuni patiemment.
Alymamah RASHED – » Myuslima Cyborg »

Née en 1994 au Koweït, y vit et y travaille. L’artiste explore les notions d’identité, de spiritualité et de féminité à travers le prisme de son propre corps. Diplômée d’un BFA de la School of Visual Arts et d’un MFA de la Parsons School of Design à New York, elle a également bénéficié de bourses du ministère koweïtien de l’Education supérieure et d’une résidence au sein du Professional Development Initiative Program, en partenariat avec la Kuwait Foundation for the Advancement of Sciences.
Lors de ses expositions «Tabari Artspace» (Dubaï), «Hunna Art», «Art Paris Art Fair» et «Abu Dhabi Art» ainsi que par les collaborations avec des marques prestigieuses comme Piaget et Bulgari, l’artiste développe une esthétique singulière mêlant aquarelle, encre et techniques mixtes pour représenter des figures féminines hybrides, souvent qualifiées de « Muslima Cyborg ». Ses œuvres naviguent entre le rêve et la réalité, explorant les états liminaires tels que le sommeil, la prière ou la méditation.
Karine SAPORTA- « A fleur de peau – Mémoires d’un défilé ephemère »

Karine Saporta est aujourd’hui considérée comme l’une des figures majeures de la danse contemporaine française. C’est au Centre Chorégraphique National de Caen/Normandie qu’elle dirige pendant seize ans, à la Bibliothèque nationale de France et actuellement, au sein de KASA – Maisons Karine Saporta, que la chorégraphe développe sa démarche. Une démarche, en quête d’innovation permanente, qui entretient des liens très étroits avec le monde des livres et de la philosophie.
L’artiste poursuit également une brillante carrière de photographe. Ses photographies sont exposées dans des musées et centres d’art à travers le monde (en particulier Musée d’art moderne de la Ville de Paris, Musée National de l’Histoire de l’Immigration, Maison Européenne de la Photographie à Paris, Maison de la Photographie de Lille, SNCF-gares&connexion, Galeries Photo FNAC, Festival Planches contact de Deauville, Festival « Les femmes s’exposent » à Houlgate, Festival des Transphotographiques de Lille, Théâtre National de Chaillot, Maison des Arts de Créteil, Festival de la Photo de Biarritz, Abbaye du Mont Saint-Michel, Institut Français de Munich, Festival d’Avignon, Centre des Arts d’Enghien-les-Bains, Musée des Beaux Arts et de la Dentelle d’Alençon etc). Elle remporte de la part de la Fondation Philip Morris le prix de la meilleure série d’affiches de Festival de cinéma et réalise pour le magazine “ Le Monde 2 “ une série photographique avec les comédiens de la Comédie Française.
Karine Saporta est aujourd’hui implantée en Normandie au sein de KASA – Les maisons Karine SAPORTA dont le siège est situé à Caen et qui comprennent Le Dansoir & La Mue dédiés au spectacle vivant ainsi que Belle Rive, Espace d’art-Maison de la photographie Normandie & KAGE dédiés aux arts visuels.
Zhang WENJUE : » Vanités »

Née en 1982, née dans la province du Sichuan, Chine, artiste plasticienne et chercheuse, vit et travaille à Paris. Diplomé DNSEP (diplôme national supérieur d’expression plastique) à l’École Nationale Supérieure d’Art de Bourges. Et doctorat en Arts plastiques et Sciences de l’art à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, sous la direction de Jean Da Silva.
Il s’agit de déconstruire les stéréotypes féminins, et par ailleurs, de proposer une réflexion anti-raciale.
Elle a participé a plusieurs expositions internationales.